Quelle est la nature de la compatibilité des logiciels CAO comme BricsCAD et les variantes d’IntelliCAD avec le système d’exploitation Linux, et s’agit-il d’une exécution native ou via une couche d’émulation ?
En 2004, l’annonce de versions de BricsCAD et d’autres logiciels basés sur IntelliCAD pour Linux a suscité des interrogations quant à leur mode d’exécution. Voici l’analyse de cette compatibilité, telle qu’elle était comprise et mise en œuvre à l’époque :
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Nature de l’implémentation :
- Les versions initiales de BricsCAD et d’IntelliCAD pour Linux, telles qu’annoncées et discutées vers 2004-2005, n’étaient pas des applications Linux natives au sens strict.
- Elles s’appuyaient sur une couche de compatibilité ou une machine virtuelle (souvent désignée par l’acronyme ‹ VIM › dans la discussion, ou décrite plus précisément comme une ‹ machine virtuelle pour les DLL Windows ›). Ce type de technologie, similaire à WINE (Wine Is Not an Emulator) ou des solutions commerciales comme CrossOver, permet d’exécuter des binaires Windows sur un système Linux en émulant l’environnement Windows nécessaire pour les bibliothèques dynamiques (DLL).
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Implications techniques :
- Non-nativité : Bien que fonctionnelles sous Linux, ces applications ne tiraient pas pleinement parti de l’architecture native du système d’exploitation. Elles dépendaient d’une couche intermédiaire pour traduire les appels système et gérer les bibliothèques (DLL) Windows.
- Fonctionnalités : Malgré cette approche par émulation, les fonctionnalités principales des logiciels étaient généralement assurées, ce qui rendait ces solutions viables pour de nombreux utilisateurs cherchant une alternative à AutoCAD sous Linux.
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Considérations économiques (à l’époque) :
- L’utilisation d’une couche d’émulation pouvait potentiellement impliquer des coûts supplémentaires. Certains utilisateurs craignaient la nécessité d’acquérir des licences pour le système d’exploitation Windows (si l’émulateur le nécessitait pour certaines de ses fonctions ou pour la validation des DLL), en plus de la licence Linux et de la licence du logiciel CAO lui-même. Cela soulevait des questions sur le coût total de possession par rapport à une solution native ou à l’utilisation directe d’AutoCAD sous Windows.
Conclusion : À l’époque de cette discussion (2004-2005), les offres de BricsCAD et IntelliCAD pour Linux étaient des portages fonctionnels via une couche d’émulation Windows, plutôt que des applications natives. Cette distinction est cruciale pour comprendre les performances, la stabilité et les implications en termes de licences et de support.